Vendredi 26 février 2016

La lumière se pose sur les pins avec discrétion. Du gel sur le sol, les plantes. Mais toujours le chant des oiseaux.

 

« L’autre soir il tonnait et sur la terre aux tombes j’écoutais retentir cette réponse à l’homme, qui fut brève, et ne fut que fracas ». Chant pour un équinoxe Saint-John Perse.

 

En moi, et non autour de moi, la réponse.

 

Dimanche 28 février 2016

Vent, pluie, gris. J’écoute Lhassa. Je délaisse Saint-John Perse, n’y suis pas sensible. Au hasard, je saisis Claude Roy, Poésies.

Y trouve, cachée dans le recueil, une carte. J’aime être surprise par ces découvertes. Relire !

 

J’ai peur la nuit

« (…) Comment donc expliquer à ce cœur si pressé qu’il est bien inutile de tant se hâter, d’être si attentif aux visages changeants, de se presser ou de ralentir pour un rien, puisqu’un jour tout cela n’aura plus d’importance, puisque mon cœur et moi nous oublierons ensemble de bouger, de parler, de respirer, de vivre ? »

 

Je rajoute d’aimer.

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