Finalement on se fatigue à être ensemble.

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Une place, un ciel d’un bleu profond, une fontaine, la ville se fait belle.

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Se lever la beauté dans les yeux et regarder.

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La peur, selon Charles Juliet, fait partie de l’homme. Révoltons-nous et déclarons-lui la guerre.

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Apprendre le silence : c’est ce que je fais aujourd’hui. La maladie m’y a obligée. Quelle belle leçon !

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« J’appartiens à un pays que j’ai quitté », Colette.

Cette citation est proche de ce que j’ai été à une époque. Ce n’est plus vrai aujourd’hui. J’appartiens désormais à l’endroit que j’ai fait mien.

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Oubliez-moi, oubliez-moi. Mais je vous en supplie pas trop longtemps. Je m’ennuierai de vous.

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Il y eut des années où le printemps s’installa avec paresse. Ces années-là, je m’en souviens, la glycine pleurait. Moi, c’est l’été que la paresse me gagne. Seule envie : écouter le chant des cigales.

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Même la feuille de l’arbre, si verte, se joue du soleil. Elle semble chercher sa caresse. Comme nous !

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Combien de phrases entendues que nous aimerions faire nôtre. « et je vous dis que je vous aime ». La saisir celle-là la faire sienne. La prononcer, la savourer comme un bon plat. La déclamer comme un vers de Rimbaud. « et je vous dis que je vous aime ». La dire à l’infini.

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