Mardi 5 avril 2016

Décidément, le ciel ne se sépare pas de son gris. Et la terre, portée par un vent du Sud, se pose sur les voitures, les plantes. Les arbres frémissent.

« Oui mon âme, tout cela que tu vois, c’est la vie, tout ce que tu examines en soupirant, c’est la vie (…) On nous a laissé croire qu’on souriait, qu’on nous aimait, que les mains qui se glissaient dans nos mains étaient propres et sans épines ». Léon-Paul Fargue, Accoudé.

« Gare de la douleur j’ai fait toutes les routes, je ne peux plus aller, je ne peux plus partir ». La Gare, Léon-Paul Fargue.

Oui, je l’avoue, j’ai emprunté ce recueil et ne l’ai pas rendu !

 

Jeudi 7 avril 2016

Je m’investis dans le futur sans précipitation.

« Quelque chose, plutôt un geste qu’un bruit, vient de toucher des feuilles, au fond de moi. Des feuilles que je croyais muettes, des feuilles de glaces australes au plus bas de mes souvenirs, et voilà que tout s’agite. » Léon-Paul Fargue, En rampant au chevet de ma vie.

 

Vendredi 8 avril 2016

Je vis dans le temps présent de mieux en mieux. Je l’expérimente au plus profond.

« Je me sens aplafourchi, biscuité, avec une pensée qui fait cinquante kilomètres à la seconde ». Léon-Paul Fargue, En rampant au chevet de ma vie.

 

Samedi 9 avril 2016

Il a plus cette nuit. Cela a chassé la poussière du désert. Le sol se colore du jaune des pollens. Une géométrie fantasque se dessine pour nous ravir.

« Puis le voyage en dedans a commencé. Je n’oserais dire combien de fois j’ai parcouru mon corps depuis que je suis dans les brandes de la maladie ». Léon-Paul Fargue , En rampant au chevet de ma vie.

Oh ! combien cette phrase nous parle !

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