Loin de mon domaine, de mon monde, de mes habitudes. Dans un ailleurs que je n'ai pas désiré mais auquel je m'habitue.

Aujourd'hui, c'est le printemps. Ma tortue a montré sa carapace couverte de terre. On me l'a dit, assuré!

Oui oui je vous l'assure, le printemps est là. Elle nous le confirme.

 

Avec moi, la poésie de Claude Roy.

 

Atteindre le huitième étage, un lieu aux odeurs de livres. La musique, les voix, les jeux. Les chaises qui font crier le carrelage. Et l'homme en noir ! Le maître des lieux, le chef d'orchestre.

Les solitudes, les douleurs se mêlent, s'emmêlent.

Je me dirige vers le rayon poésie : Guillevic, Baudelaire, Cocteau, Musset, Poe, Neruda...

Et mon carnet se remplit, ou se remplira de leurs mots.

C'est rassurant de pouvoir reconstruire son petit monde, ou simplement un bout de son petit monde. On peut s'y ancrer !

 

"Il n'est pas illogique de supposer que dans une existence future, nous puissions considérer cette vie terrestre comme un songe". Marginalia, Edgar Poe.

 

"Calomnier un grand homme est, pour les médiocres, le plus prompt moyen d'arriver, à leur tour, à la grandeur. Il est probable que le scorpion ne serait jamais devenu une constellation, s'il n'avait eu le courage de mordre Hercule au talon." Marginalia, Edgar Poe.

 

 

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