Jeudi 21 janvier 2016

Quitter Aragon et dialoguer avec un autre poète.

 

Je relis Rimbaud et je constate qu’en moi perdure ces poèmes, un vers par ci, un vers par là… Sur un air de Ferré.

 

« Si j’ai du goût, ce n’est guère

Que pour la terre et les pierres

Je déjeune toujours d’air,

De roc, de charbons, de fer ».

Faim.

 

Vendredi 22 janvier 2016

Relire Jean-Claude Izzo, Loin de tous rivages.

 

C’est bien mes paysages qu’il trace, comme lui, je suis loin de tous rivages. Je redécouvre avec bonheur ces poèmes qui évoquent ces terres arides, celles que j’ai, l’été, sous les yeux.

 

« j’en appelle au vent pour attiser les braises de la mémoire pour rendre aux pierres la puissance des marées ».J.C.Izzo

 

Moi, j’en appelle au vent pour disperser les braises de ma mémoire. Les chasser, les étaler sur d’autres terres, sur mes montagnes, surl’eau de l’Isère. J’ai toujours pensé que c’est dans cette eau-là qu’elle ira se gonfler.

 

Face à moi, en guet sur le grillage vert, un rouge-gorge me regarde.

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