Vendredi 1er janvier 2016

J’’entamme ce dialogue avec quelques poètes. Ils accompagneront cette année mon écriture. Je débute par un recueil acheté en 1996, Aragon, Le Roman inachevé.

Ces strophes pour inaugurer l’année :

Sur le Pont Neuf j’ai rencontré

Fumée aujourd’hui comme alors

Celui que je fus à l’orée

Celui que je fus à l’aurore (…)

 

Sur le Pont Neuf j’ai rencontré

Mon autre au loin ma mascarade

Et dans le jour décoloré

Il m’a dit tout bas Camarade (…)

 

Je ne regarde que très peu vers le passé, il ne m’intéresse pas bien qu’il m’ait construite. Mon « autre » je le laisse volontiers à d’autres !

J’ai accepté, apprivoisé, ce que je suis, qui je suis, ce visage et ces imperfections, ce visage marqué par le temps, cette silhouette trop ronde et dans laquelle je peux retrouver des racines jusqu’alors ignorées.

Ai pensé cette nuit que nul ne doit raser les murs ou se fondre dans la masse même si elle le terrorise.

Ce matin, soleil dans les pins, chat sur ma fenêtre. Rien n’a changé pour ce petit monde.

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