Samedi 2 janvier 2016

 

Le ciel se couvre de nuages noirs. Le vent réveille les arbres.

 

« Celui qui croit pouvoir mesurer le temps avec les saisons

Et un vieillard déjà qui ne sait regarder qu’en arrière

On se perd à ces changements comme la roue et la poussière

Le feuillage à chaque printemps revient nous cacher l’horizon. »

La Beauté du diable, Aragon.

 

Je ne mesure pas le temps, mais j’aime saisir le passage des saisons. Simplement, parce qu’elles renouvellent mon paysage. J’aime la promesse du printemps, la brulure de l’été, le rouge de l’automne et l’hiver neigeux de mes montagnes.

J’aime surtout, cette attente en moi, et l’émerveillement que tout ceci provoque.

Mais je ne m’y perds pas Je vois l’horizon !

 

Dimanche 3 janvier 2016

S’habituer à écrire une date.

 

Ce matin la lumière est blanche, elle peint un ciel de neige.

« Ce qu’il m’aura fallu de temps pour tout comprendre

Je vois souvent mon ignorance en d’autres yeux

Je reconnais ma nuit, je reconnais ma cendre

(…)

Et j’essaie avant tout de me comprendre ».

 

J’écris dans la pénombre du bureau. J’aime voir la tombée de la nuit. J’aime que les ténèbres m’effacent peu à peu.

Quelle prétention ! Me voilà à lire Aragon, à le comprendre, un peu, et à vouloir faire de même, essayer avant tout de me comprendre, de me saisir, de m’habiter pleinement.

Retour à l'accueil