Dimanche 8 février 2015

Mon carnet est terminé. Je l’ai donc mis dans l’autre sens pour écrire au dos des pages. Il n’ y a donc plus de citations.

Le soleil est bien présent. Une journée débute.

On s’organise, on fait sa place, on se fait vraiment un coin à soi. On met en place des rituels qui font que l’on ne se perd pas. Pour se rassurer simplement !

 

Lundi 9 février 2015

Deuxième rendez-vous avec Flavio, l’orl. 8H30. La première fois, attente jusqu’à neuf heures. Aujourd’hui ? A voir.

Le soleil est là sur la montagne. Il réchauffe la terre.

Je devrais commencer ma dernière semaine ici.

J’attends dans le couloir et je note tout ce que j’entends. J’ai nommé cela : les mots du matin. Ceux que s’échange le personnel qui arrive.

  • Bonjour, tu vas bien ?
  • Bonjour.
  • Je vous fais pas la bise je suis malade.

Et cela se répète…J’ai l’impression de n’entendre que ce bonjour !

Et puis des voix mêlées dont je ne cherche pas à comprendre les mots, et du bruit, des bruits. Des pas, de la vaisselle, des chariots.

Un aide-soignant ce matin dans notre chambre : j’aime bien rentrer dans une chambre d’adolescente.

Sur la table de ma voisine, des lunettes, des BD, un téléphone. Pas de place pour le petit-déjeuner. Elle dort, et je pousse le tout pour faire de la place.

Il est 9H05, Briançon s’éveille et moi j’attends l’arrivée d’un italien.

 

Mardi 10 février 2015

Une journée ordinaire de rééducation. Je me projette dans ma sortie. Reprendre le cours normal de la vie.

Message du jour : ne pas se donner de limite !

Sauf…Sauf…Celles que me donnent : la société, mon entourage, la vie, mon corps….

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