Jeudi 15 janvier 2015

Briançon

Montagnes, vallées, neige. Aujourd’hui, un magnifique soleil éclaire le tout.

Un voyage en taxi presque mystique. Le chauffeur me parle philosophie, spiritualité, et de la vie en général.

Il n’y a pas de rencontres faites au hasard. Cet échange devait avoir lieu. Je peux arriver là où je devais être, nous avons refait le monde.

La chambre : petite. Pour l’instant, il n’y a qu’un lit. L’autre est sur le balcon. Un grand balcon de sanatorium ! tel que je l’avais vu sur des photos. Chaque chambre s’ouvre sur lui et à l’époque chaque malade pouvait être, tout en étant couché, avancé sur celui-ci pour respirer l’air pur et contempler le paysage. Une table de nuit, une table pour deux, une seule chaise également. Un placard étroit. Un coin lavabo toilette. Pas de douche. Il faudra aller dans le couloir.

Je ne m’habitue toujours pas à cette absence de douche. L’aide soignant me rassure. Il n’y aura pas trop de problème d’attente !

Sur le sol, un vieux carrelage qui n’amortit aucun bruit et les rend insupportable !

Je suis côté fenêtre puisque la première arrivée. Sur une porte du placard, comme sur le porte-serviette, l’armoire de toilette, un sparadrap précise : fenêtre. Je comprends que c’est donc ces endroits qui m’appartiennent. Je ne dois pas empiéter sur le reste.

Je suis seule dans la chambre mais une entrée ne devrait pas tarder.

Il est midi cinq. Un plateau repas arrive : steak frites !

Je mange face aux montagnes, je range comme je le peux mes affaires ! Je sors mes livres, mon carnet, mes stylos. Tout près de moi.

Visite du médecin.

Visite de la kiné.

Mon programme se met en place. Rendez-vous tous les matins à 8h30 pour démarrer la journée. Matinale je suis, matinale je reste !

Citation sur la page : « Interroger, c’est donc enseigner ? » Xénophon.

Moi, c’est bien sur la suite que je m’interroge.

Retour à l'accueil