Vendredi 16 janvier 2015

Toujours face aux montagnes.

Difficile ce matin, mais se rassurer et faire en sorte que cela aille mieux. Il pleut ! Neige prévue ce week-end !

Toujours cette tête qui penche sur la gauche. En moi, la chanson de Christophe « comme si la terre penchait ». Ce sera le titre que je donnerai à mon petit journal.

Je me suis souvenue aujourd’hui que, lorsque le médecin m’a demandé mes loisirs, j’ai répondu : lire, écrire. Ai oublié de parler des mes collages ! Pourquoi ? Peut-être parce que trop enfantin ! C’est une de mes explications bien fragile.

Dans sa détresse une femme, dans une chambre au fond du couloir, hurle, frappe sur les barrières de son lit, supplie : « Venez me détacher ». Les liens qui la retiennent la protègent mais elle ne le sait pas, ne peut le comprendre aussi. En moi, son chagrin. Je lui envoie de l’amour, de la compassion. Ses cris me fragilisent. Dans cette vieillesse qui chavire, ne peut m’empêcher d’y voir un peu de moi, de nous. J’aimerais lui parler, pouvoir la rassurer, lui chanter une berceuse, lui dire que tout va bien. Seule vient une immense tristesse.

Citation sur la page : « C’est le rôle essentiel du professeur d’éveiller la joie de travailler et de connaître. » Albert Einstein

Ai rajouté : impossible de ne pas conserver toutes ces citations sur l’éducation.

« Puisque vous êtes en verve de suppressions, supprimez le bourreau. Avec la solde de vos quatre-vingts bourreaux, vous paierez six cents maîtres d’école. ». Victor Hugo.

« Si les Romains avaient été obligés d’apprendre d’abord le latin, ils n’auraient pas eu de temps de reste pour conquérir le monde. » Heinrich Heine.

« Tant de pages, tant de livres qui furent nos sources d’émotion, et que nous relisons pour y étudier la qualité des adverbes ou la propriété des adjectifs ! » Emil Michel Cioran.

J’ai du temps, moi, pour comprendre et assimiler tous ces messages qui me parlent de mon métier.

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