Au dos ou à l’intérieur de mes cartes, il y a bien sûr quelques mots d’amour.

« c’est tellement simple, je t’embrasse très fort ». « je t‘aime » « mes pensées seront avec toi… »  « Pour le mois d’août j’espère que nous serons ensemble… » « Mon amour prends soin de toi… » « Dans deux jours, nous serons ensemble c’est merveilleux.. » «Je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime …Le comprends-tu ? » « je pense à toi, souvent, trop… ».

Et dans ces cartes, ces lettres, j’y relis souvent la vie tout court : « Demain soir, je vais aller peut-être veiller ma grand-mère. Tu sais malgré que nous ayons eu des problèmes avec elle, je suis bien triste…La mort est une chose trop bête.. » Aujourd’hui, je n’écrirais cette phrase. La dernière bien sûr.

Je repense à une magnifique lettre d’un grand auteur japonais Yasushi INOUE à M. Ikeda « Se préparer à mourir j’ignore si j’en suis capable, mais je vais essayer ».

Et d’autres mots encore,

« aujourd’hui ma sœur se fiance, c’est un grand jour ! » « ne téléphone pas car mes parents n’aiment pas trop que tu m’appelles… » C’est si loin si loin…

« il est dur d’écrire des mots sans savoir s’ils vont être lus… »

Et j’ai noté sur l’une d’elle, dont l’encre disparait, un poème de Prévert :

Immense et rouge

Au-dessus du grand palais

Le soleil d’hiver apparaît

Et disparaît

Comme lui mon cœur va disparaître

Et tout mon sang va s’en aller

S’en aller à ta recherche

Mon amour

Et te trouver

Là où u es.

Retour à l'accueil