Au chaud, au creux de l’obscurité, la main qui m’attrape me fait naître et mourir dans un froissement de papier.

Parfois, au centre d’un monde d’encre, de couleur, de piquant, tu me cherches et me trouves.

Je vis pour les autres.

Je peux me faire douce au toucher et réconfort.

Ta décision me donne vie. J’obéis.

Si je t’appartiens, souvent tu me partages avec un autre.

Unique, multiple, je suis à chacun. Tous me possèdent.

Je porte quelquefois sur le dos l’empreinte qui m’aliène.

Le mouvement qui m’anime fait que rien n’a été, tout recommence.

De la poussière des signes naît un ailleurs.

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