Une jeune fille, la jupe courte, les épaules dénudées, les pieds bottés. Elle avance dans les rues de ma ville. Sifflement ! On pense à une chanson de Ferré. Ton style, c’est ton cul.

 

                Chez le coiffeur, une femme raconte son mariage, il y a plus de vingt ans. Tous les commerçants faisaient un cadeau. On pouvait même se permettre d’arriver en retard ! il y avait si peu de mariage…On pouvait prendre son temps. Aujourd’hui, c’est à la chaîne que l’on s’enchaîne.

 

                Quelques panneaux ont pris place dans la ville. Ils ont pour joli nom « expression libre ». N’est-ce pas déjà indiquer qu’elle ne l’est plus ! Ce qui est étonnant c’est qu’ils sont pris d’assaut par les « tags ». Un langage qui m’est étranger. Dommage ! j’aimerais tant savoir ce qui se cache derrière cette « libre expression ».

 

                La ville prospère. Le cimetière s’agrandit.

 

                Croisé Monsieur le Maire lors d’une soirée conte. Le regard séduisant, le sourire charmeur. Il sait dit bonjour et embrasser quelques jolies femmes. Et comme toujours, il n’échappe pas à ses électeurs : « Monsieur le Maire, j’ai quelque chose à vous dire… » Pour lui, la représentation continue…

 

                Le cimetière est une nouvelle fois le lieu d’un jeu. Je ne crois pas au repos éternel. La preuve il y a toujours quelqu’un qui vient vous déranger.

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