Marché St Pierre. Il fait chaud. Marché coloré, bruyant, mais si accueillant. Pour nous, incontournable.

Lieu privilégié des touristes, des zoreilles. Mais qui sont-ils ? Nous !

Voici ce que l’on donne comme explications pour ce terme : parce que les métropolitains tendent l’oreille pour comprendre le créole; parce que, quand les métropolitains débarquent sur l’île, leurs oreilles deviennent rouges du fait de la chaleur tropicale ; parce qu'anciennement, lorsqu'ils venaient de France métropolitaine, c’était pour espionner la population locale en laissant traîner leurs oreilles.

Une autre version veut qu’il vient du fait que les blancs coupaient les oreilles des esclaves qui s’échappaient des plantations. Robert Chaudenson dans son lexique du créole, opte pour la traduction d'une expression malgache mena sofina (« oreilles rouges ») qui est utilisée pour désigner les Européens (parce qu’ils ont les oreilles rouges). D'autant qu'en créole "faire zoreilles cochon" signifie "faire le sourd, faire mine de ne pas entendre".

Une autre étymologie moins agréable est que le terme zoreil aurait été attribué aux chasseurs d'esclaves qui étaient payés au nombre d'esclaves enfuis ou tués et qui rapportaient leurs oreilles comme preuve pour se faire payer. C’est cette explication que je connais. Elle m’est douloureuse.

Lieu des achats : nappe, panier, souvenirs en tout genre. C’est promis, on ramènera de la vanille, du safran, de la cannelle, du massale, du poivre, du sucre roux, du café vanille, du piment, de la poudre manioc, de quoi faire un rhum arrangé. Oui, chez nous, il y aura toujours un coin de Réunion. Sans oublier la marmite à riz !

La chaleur empêche de profiter pleinement du lieu. Fuir ! Mais avant boire un jus de fruit frais. Exotique de préférence !

Aller vers les plages, ou mieux encore, se réfugier dans les hauts de l’île.

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