Matinée sereine et douce. Mon esprit quitte déjà le Maroc.

Interrogation. J’ai l’impression de laisser des amis. Pas certaine de les revoir. Aujourd’hui je peux dire qu’effectivement les liens n’ont pas résisté au temps. Seule reste une carte que j’ai reçue avec quelques mots sincères.

S’ écrire. Oui s’écrire ! Seule consolation pour moi. Mais eux que feront-ils de ces mots ?

Visite des jardins Majorelle pour se remplir de couleur, de fleurs, d’air tout simplement. Il fallait bien le calme des ce lieu pour quitter ce pays en douceur. Sur un des bassins, un oiseau se pose. En toute simplicité.

Dans le taxi qui nous emporte vers l’aéroport, à la radio, une chanson : Trenet, L’Ame des poètes.

Déjà un signe de la France, et pas n’importe lequel :

   Longtemps, longtemps, longtemps

 Après que les poètes ont disparu

              Leurs chansons courent encore dans les rues

              La foule les chante un peu distraite

             En ignorant le nom de l'auteur

            Sans savoir pour qui battait leur cœur (...)

 

Dans mon carnet aussi, quelques mots d’auteur :

« Me voici arrivée au terme…Le terme de quoi ? De la vie ? Du souhait ? Du mouvement ? De l’amour ? » Colette, Notes Marocaines. Marrakech.

Et quelques photos, cartes, dans le désordre : Fès ; l’Atlas, les jardins et pour finir, je l’ai noté, des fenêtres ouvertes ou fermées. A chacun de choisir…

Et en toute dernière page, ai rajouté :

3 avril 2007, j’ai retrouvé ce journal. Je l’avais trop bien rangé. Je colle les photos. Je repars à Tanger dans une semaine voire deux. Je commencerai un autre carnet. Une autre route, certainement d’autres rencontres encore.

 

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