Fes.

2heures du matin. Nous sommes arrivées à notre chambre. Deux avions pour rejoindre ce lieu. Aéroport de Casablanca : une dizaine de voyageurs seulement dans la salle d’attente et dans l’avion. Par contre, si les voyageurs sont absents, je dois noter la présence des chats. Un, entièrement blanc, dort paisiblement sur un des fauteuils. Imperturbable, rien ne le dérange !

C’est un taxi qui nous traîne dans la nuit de Fes. La ville est calme. On trouve encore des policiers qui font la circulation. J’en suis étonnée. Il est tard. Peu de femmes dans les rues.

Le lendemain matin, je m’aperçois que mon appareil photo ne fonctionne pas. C’est pourquoi, je l’ai écrit, j’ai décidé de tout noter afin de faire lire tout ce que je vois.

Nous devons nous renseigner sur les horaires de car pour rejoindre Errachidia. Un homme nous propose de nous accompagner à la gare routière qui se trouve loin de l’hôtel. Il va y retrouver son épouse.

Il est tunisien et nous apprend qu’il fait ses études à Montpellier. Son français est parfait.

De la gare, nous reprenons un taxi, ils sont rouges ici, pour nous rendre à la Médina.

Le dépaysement est total.

Un jeune marocain nous prend pour des Espagnoles. Nous faisons connaissance et il décide de rester avec nous pour nous faire visiter les lieux. Il est heureux de parler français. Il ne nous quittera plus. Une fois la visite faite, il nous emmène chez lui, nous présente à sa famille, nous invite.

La maison est superbe. Cour intérieure. Le père est menuisier. Toutes les menuiseries sont en bois ciselé. Sur ma table, aujourd’hui, est encore présent un carré de bois brut travaillé de ses mains.

L’accueil est merveilleux et je ne sais comment remercier. Toute la conversation tournera autour de nos coutumes, de la France, et l’on aura droit à une vidéo d’un mariage marocain. C’est un peu comme si nous étions nous aussi les invités de cette fête.

Abdélali, c’est son prénom, rêve de venir en France, de jouer au foot et pourquoi pas, d’épouser une française ! Où est-il ? Qu’est-il devenu ? A-t-il réalisé ses rêves ? Je ne  le sais pas.

L’après- midi, il nous fait visiter les souks. Seule, j’aurais eu peur. Accompagnées, on nous laisse tranquille. Le retour à l’hôtel se fera en bus. Moins cher que le taxi.

Je veux relire le Voyage en Orient de Nerval, le relire avec un regard nouveau sur le Maroc. Plus tard, ce sera Loti qui accompagnera mon voyage.

Rencontre avec un peintre. Portait de J. Morrison dans son atelier. Il peint une porte en bois.

Se souvenir du bleu de sa peinture et de son regard qu’il dit « anarchiste ».

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