Un passage éclair pour prendre un bateau.

Les maisons, le long des routes, sont hautes et étroites. En fait, les générations vivent ensemble. Tous dans vingt-quatre mètres carrés ! pourquoi ? parce que les terrains sont chers. Le crédit n’existe pas et tout s’achète comptant. Ici on vit dehors, parce qu’il y a si peu de places dans les intérieurs Les boutiques qui conduisent à notre hôtel sont nombreuses. On nous interpelle avec beaucoup de gentillesse, mais toujours dans l’espoir de vendre.

On dort peu aussi. Cinq heures l’été. Cela me correspond pleinement. La nuit vous n’êtes jamais seul. A quatre heures du matin gym collective dans un parc. Presque envie de les rejoindre. On dort peu, mais de partout. Un homme sommeille dans son cyclo pousse. Ne pas le réveiller. Passer sur la pointe de ses rêves.

Nous avons pris deux bus pour rejoindre Halong.

Les enfants sont autour de nous. Ils vendent des cartes postales. On voudrait tout acheter pour que chacun reparte avec son petit billet. Ils passent la rivière avec nous et font ainsi des allers-retours sans jamais se plaindre ou se lasser. De qui ? De quoi ? De nous et de la vie.

Les paysages que nous traversons sont très verts. Nous sommes à la campagne. Dans les rizières, les paysans travaillent.

Arrêt devant une école. Tous les adolescents étaient aux fenêtres. Ils nous appellent, nous font de grands signes. Cela rend la campagne plus attachante, plus accueillante.

 

Demain, oui demain, nous serons à la baie d’Halong. Je serai à la baie d'Halong.

 

A retenir de cette journée :

Le sourire des enfants.

Leur beauté.

Leur spontanéité.

Leur habilité.

 

A Oublier parce que détesté :

J’ai entendu aujourd’hui, un français chanter la Marseillaise aux enfants.

Je l’ai entendu dire : « les misérables doivent avoir du respect… ».

Elle horrible, une robe à fleurs et du rouge aux lèvres, un rouge violent, agressif…

 

Cela m’a rappelé d’autres temps. Celui des guerres.

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