Epique, épuisant, épatant, une arrivée sous l’orage. La gare est pleine de monde. On nous regarde, on nous interpelle. Pas évident pour deux femmes seules de passer inaperçues ! On veut nous aider. Deux jeunes garçons nous accompagnent même pour trouver un taxi. Invitation aussi pour les rejoindre dans un café le soir. Gentiment nous refuserons…Le soir on ne sort pas.

Première pluie pour la région, bienfaisante, réconfortante selon la population.

Voyage en bus qui a duré sept heures (y compris les temps d’arrêt). Un voyage comme je pouvais l’espérer, couleur locale.

Le paysage traversé est magnifique : ocre, rouge et du bleu.

Les maisons se mêlent au paysage, s’y perdent, s’effacent dans la terre à en devenir presque invisible.

Moutons, chèvres et dans une forêt de cèdres des singes. Ils nous regardent passer sans bouger.

Accrochage : un autre bus ne veut pas céder le passage et nous pousse sur le bas-côté de la route. Les deux chauffeurs se disputent et veulent en venir aux mains. Les passages les en dissuadent. Tout le monde veut arriver à destination, nous aussi.

Nous commençons réellement à sentir la fatigue. En fait, nous n’avons pas fait de pause « ou arrêt technique » comme l’on dit au Vietnam.

Cette fatigue est multipliée par l’état de la route. Tout le corps s’en ressent.

Il me faut dire ce que l’on voit lors des arrêts dans les gares : les mendiants qui viennent prier et quémander. Les vendeurs de cassettes de chants religieux qui montent dans les bus.

De la ville je n’ai rien noté. Seul le voyage en bus a eu tout mon intérêt.

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