Nous sommes le 15 avril 2000 et c’est l’anniversaire d’une de mes sœurs. Je pense à elle et l’écris : « bon anniversaire Marie, du Col des nuages ».

Voici ce que l’on peut lire dans les guides : Da Nang est le point de départ de la route mandarine, qui la relie à l’ancienne capitale impériale, Hué. La route grimpe en altitude, dominant la Baie de Da Nang, pour atteindre le Col des Nuages. Panoramas sublimes, paysages escarpés, la route était funambulesque après les inondations de 1999. Sur le versant Nord, la route descend sur la presqu’île de Lang Co, un prolongement terrestre entre deux bras de mer : les vagues du Pacifique d'un coté; une lagune aux eaux claires et calmes de l'autre. Le village de pêcheurs est très sympathique.

Voici ce que moi, j’ai écrit : Arrêt bord de mer. C’est beau. Puis longue pause sur la plage. C’est le lieu de la promenade et des massages. Parfois les masseuses nous chassent On les dérange puisqu’on ne veut rien d’elle. Ce que l’on veut, c’est tout simplement marcher au bord de l’eau.

  Ensuite c’est le départ vers la Montagne de marbre.

Voici ce que l’on peut lire dans les guides : Au-dessus de China Beach, une colline rocheuse abrite un sanctuaire bouddhique. Une Ascension de 105 marches permet d’atteindre la Grotte Huyen Khong enfumée d’encens dans laquelle on remarquera un bouddha géant et de belles inscriptions calligraphiées sur les parois. L’endroit est très touristique (nombreux marchands de souvenirs à la sortie). Avec un peu de chance, des enfants vous emmèneront à travers un sentier très escarpé (c’est presque de l’escalade), non fréquenté par les groupes, au sommet du roc sur lequel se dresse un petit temple. Très beau panorama.

 Voici ce que j’ai écrit :

Très belle pagode au sommet. Une Bonzesse accepte de me guider lors d’une cérémonie d’offrande : on achète de l’encens que l’on brûle en cinq lieux. Trois à l’intérieur, deux à l’extérieur.

J’ai été malade toute la nuit. Mais, ce qui est bon, c’est que jamais je ne me suis sentie seule. Tellement de mouvement dans la rue.

Hoi-Han. Les guides présentent cette ville comme incontournable.

Moi ce que j’en garde, c’est la pluie. Elle est si violente qu’elle nous oblige à nous réfugier à l’intérieur. Notre lieu sera la boutique du cordonnier. On peut s’y faire faire des sandales en cuir pour trois dollars la paire. C’est du sur mesure ! Temps demandé : une demi-heure. Ce sera suffisant pour que l’orage s’arrête et que l’on ait de nouvelles sandales au pied.

Ici, c’est certainement le pays du sourire, mais c’est aussi étrangement le pays du paradoxe.

Demain je pars vers Saigon. Je me rapproche de mon but Le sud.

 

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