Nous avions décidé de prendre des trains pour découvrir d’autres lieux. On ne peut que reconnaître et admirer l’organisation des gares chinoises. Tout est en ordre, tout est contrôle. Impossible de se tromper. Le voyage, de nuit, se fait en compagnie : la première fois deux jeunes filles, la deuxième fois deux hommes. C’est tout à fait surprenant de dormir avec des personnes dont vous ignorez tout et dont vous ne parlez pas la langue. Je me souviens de ce qui fut le moins supportable : les toilettes !

Pingyao, ville écrasée sous les remparts. La première impression est infiniment triste. Mais cela changera avec l’arrivée d’un rayon de soleil. La visite d’un temple taôiste me donne envie de relire certaines pensées de Lao Tseu. Je sais que je n’ai pas tout compris. Peut-être que cette compréhension ne se fera jamais. Mais il y a parfois dans son discours des évidences : « la plus grande révélation est le silence ».

J’ai du mal avec ces temples, vides de prières, vides de moines, inhabités. Bien sûr il y a la beauté du lieu mais cette beauté en a perdu son sens. L’âme est inexistante.

Les plaisirs de ce voyage : la liberté totale au gré de notre bon vouloir; boire du thé dans notre chambre ; la gentillesse des gens, leur sourire moqueur !

Redécouverte dans un temple du bouddha de Mile avec son très gros ventre. On connaît parfaitement son image mais j’ai appris sa signification. La voici : Avec un ventre grand, il endure les souffrances dans le monde. Avec un sourire aimable, il se moque de tous les hommes ridicules.

Ce n’est pas si mal !

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