Paysage hivernal. Couleur grise. Froid presque insoutenable. Je sens encore aujourd’hui ce vent venu de Mongolie intérieure. Je me souviens qu’il me donnait envie de découvrir les steppes. Je n’avais qu’à fermer les yeux et à me remémorer mes lectures. J’attendais que vienne Gengis Khan ! J’étais ailleurs et je n’étais plus moi. Je cherchais un passé que je voulais faire mien.

 

La visite des grottes bouddhiquesde Yungang me laissa émerveillée. Tant d'art, tant de patience, tant d'abnégation, tant d'amour ! En moi, encore aujourd'hui, la beauté du lieu. C'était bien cela que j'étais venue chercher en Chine.

 

Il nous fallut ensuite nous réchauffer d’un thé tant le froid était violent. Ce fut dans une petite boutique. Des ouvriers déjeunaient. C’était simple mais réconfortant.

 

Et pour finir, il y eut la visite du temple suspendu. Je n’étais pas certaine de relever ce qui était un défi pour moi. J’eus besoin de la main du guide pour traverser la dernière coursive. Je ne l’ai jamais regretté.

 

C’était la fin de notre voyage, de mon voyage.

 

J’avais vu un tout petit bout de Chine. Cela me comblait. Jamais je n’ai envisagé ma vie d’adulte sans ce possible-là : découvrir d’autres paysages.

 

Peut-être un jour reprendrai-je l’avion ? Je sais que ce sera toujours vers l’Asie qu’il m’emportera. Et ce sera merveilleux.

 

Ah !pour conclure ne pas oublier de vous parler de l’entrée de tous les lieux. Une marche à enjamber : elle empêche la fortune de s’écouler. Chez moi aucune marche et je ne suis pas riche : ceci explique peut-être cela !

 

Toujours aussi un mur de protection. Chacun a le sien. Le mien chaque jour se fissure un peu plus pour laisser le monde venir à moi.

 

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